Et maintenant, place à l’écoquartier de Château Rouge

En bon ancien professeur d’histoire-géographie, Christian Dupessey, maire d’Annemasse, a rappelé dans son discours l’origine du terme Château Rouge : « Il y a fort longtemps, le baron Grand d’Hauteville racheta la demeure seigneuriale des barons de Monthoux. Il la reconstruisit avec un enduit écarlate aux couleurs sardes. Très vite, elle devint Château Rouge. Cette villa a disparu depuis longtemps. »

À Château Rouge, le passé, le présent et l’avenir s’entremêlent. « Ce secteur est l’un des cœurs battants de l’agglomération, vibrait Christian Verdonnet, conseiller municipal et départemental. Ce n’est pas n’importe quel lieu, on sent que quelque chose se passe ici. »

« La fin et le renouveau d’un quartier populaire »

Et c’est loin d’être fini car un écoquartier composé de 330 logements (en accession sociale et libre) va voir le jour d’ici 2032 sur le terrain des deux barres d’immeuble démolies et sur l’actuelle place du Cirque. « C’est à la fois la fin et le renouveau d’un quartier populaire », décrivait Christian Dupessey.

Le nouveau Château Rouge sera surtout vert et bleu. « 48 % des espaces aménagés seront publics, avec un patrimoine végétal renforcé, et on va remettre la Géline à ciel ouvert », détaillait le maire d’Annemasse. L’écoquartier, qui s’inscrit dans le cadre du NPNRU (Nouveau programme national de renouvellement urbain), accueillera également un pôle de l’entrepreneuriat et des associations. Il sera particulièrement bien connecté aux transports en commun puisque le terminus du tram, qui sera situé devant le lycée des Glières en 2026, sera à deux pas.

Si l’écoquartier ne devrait pas échapper à une certaine gentrification, d’anciens habitants ont déjà fait part de leur désir de revenir.